Le 7 novembre 2003, à 13h30 nous attendions, mon frère et moi dans couloir de réanimation. Normalement à 14 heures le volet s'ouvre.
Nous pourrions comme cela se fait régulièrement dans les services de réanimation, voir derrière une vitre mon père qui était endormi par le service depuis 5 jours.
Vers 13H45, nous entendions derrière cette vitre des chants et des rires (????).
Nous essayons d'entrevoir ce qui se passait par les lames du volet mal fermé.
Là nous voyons 4 à 5 infirmières entrain de rire. Elle était entrain de pratiquer une coloscopie à mon père.
Une coloscopie c'est l'acte qui permet de voir avec un appareil ce qui ce passe dans les intestins.
Mon père dormait les jambes écartées et les infirmières entrain de rire
Nous avons été choqués par cette désinvolture et nous avions décidé de voir, après la visite, le médecin responsable pour lui signaler cette pratique.
C'est la dernière image que nous avons de notre père.
Vers 14H30, alors que ma mère attendait toujours dans le sasse. Le rideau se leva enfin.
14H35 ma mère a eu enfin l'autorisation de voir son mari.
Alors qu'elle arrive est prend place prêt du lit, un médecin s'approcha d'elle et lui dit, en mangeant ses mots, qui voulait la voir.
Ma mère lui dit d'aller nous voir.
Chaque jour dans ce service, c'était la même rengaine :
"vous savez c'est grave".
Ma mère en avait assez de ses paroles et vous rester au calme avec notre père.
Nous allions donc, mon frère et moi, dans le bureau du médecin chef.
Même discours que les autres jours, mais là, la fin n'était pas la même.
"Nous avons dû faire une coloscopie à votre père. C'est une opération à haut risque vous savez ... et nous avons perforé les intestins de votre père.
Là, nous avons éclaté de rage. Nous avions suivi la scène. Cela nous paru évident que cet acte était fait de façon négligée.
4 heures plus tard, mon père partit en chirurgie pour se faire recoudre cet intestin. Le dossier médical indique qu'il a fallu enlever 40 cm d'intestin.
Le rapport du chirurgien qui là opéré indique une déchirure. Mon père est sorti de la salle d'opération vers 21h.
Le 8 novembre 2003 je fus réveillé vers 6h30 par mon frère : Papa est mort.
Mes premiers mots ont été : Elles l'ont tué.
La veille, après la coloscopie, nous sommes allés voir le médecin qui avait fais cette coloscopie.
Pas un regret, pas une excuse.
Les seules choses qu'ont nous a dits : de toute façon vous pouvez allez devant les tribunaux.
Alors qu'on demandait simplement pourquoi elle riait lors de cette opération a haut risque.
Nous sommes le 23 décembre 2003. Demain c'est Noël. Et je te promets, Papa, qu ils ne vont pas s'en sortir comme ça.
Depuis plus d'un mois nous récoltons les témoignages des personnes ayant subit des négligences dans les hôpitaux ou par des médecins.
Je voudrais dire simplement qu'aujourd'hui les médecins ne sont plus intouchables, et que la justice se fera.
Un conseil si vous ou un de vos proches, avez séjourné à l'hôpital, demandez votre dossier médical.
Pour ceci faites simplement un courrier recommandé au directeur de l'établissement.
Ce dossier vous sera très utile.